1er mai 2014 : l’allocution de la FSU 22 à Saint-Brieuc

jeudi 1er mai 2014
par  webmestre

Camarades,


Cette année, c’est un centenaire Jean Jaurès.
Jaurès, certains de nos dirigeants actuels osent même s’en réclamer, avec le succès que l’on sait...

Notre nouveau premier ministre, lui, a pour but d’engager à marche forcée le pays dans une nouvelle étape de « réformes structurelles », et d’amplifier la politique d’austérité. Une politique qui repose sur la baisse de ce qu’elle nomme dans son jargon le « coût du travail », soi-disant frein au développement des entreprises.
Pourtant, les grandes entreprises maintiennent un haut niveau de dividendes pour leurs actionnaires…

Nous, qui ne sommes pas de grands actionnaires, nous connaissons les conséquences de l’austérité : baisse des salaires, travail déqualifié, précarisation des salariés, diminution du financement de la protection sociale, baisse du niveau des prestations, donc, mise en péril de notre système de protection sociale solidaire fondé sur les cotisations, système qui constitue, rappelons-le, un salaire socialisé.

Or, ce qui devrait être à l’ordre du jour, c’est un débat public sur ce que nous, nous nommons le coût du capital, sur la question de la répartition des richesses créées par le travail en France et en Europe.
Deux cents milliards d’exonérations sont consentis chaque année au patronat, avec des résultats nuls en matière de créations d’emplois…
Pourtant, le gouvernement choisit de nouvelles mesures pour contenter le MEDEF, qui dépasseraient les 30 milliards.

Le 16 avril, Manuel Valls a douloureusement défini sa politique d’austérité : la réduction de 50 milliards d’euros de dépenses publiques.
C’est nous, le Peuple, qui allons payer cher la facture ! Toutes les prestations sociales (logement, famille, invalidité), retraites comprises, seront gelées jusqu’en octobre.
Les 5 millions d’agents de la Fonction Publique verront leur point d’indice gelé pour la 5ème année consécutive.

A la FSU, nous pensons que cette politique menée par le gouvernement est injuste et inefficace.
Injuste car le gel du point d’indice pénalise d’abord les jeunes et les personnels les moins rémunérés.
Injuste, car cette perte du pouvoir d’achat pour les agents de la Fonction publique est organisée dans un contexte de grandes inégalités salariales et de précarité, où 20 % des agents sont payés au niveau du SMIC, avec près d’un million de non titulaires.

C’est socialement injuste, mais c’est surtout économiquement inefficace !
Remèdes de cheval, purges austéritaires, saignées du pouvoir d’achat ordonnés pour donner des gages au monde de la finance et aux agences de notation… Traité ainsi, le « malade » risque de mourir guéri.
Mais le malade c’est nous, et nous n’avalerons pas la pilule !

C’est à la financiarisation de l’économie qu’il faut s’attaquer.
Pas à nous, pour combler les déficits, alors que cela fait des années déjà que nous payons une crise dont nous ne sommes pas la cause.
La Fonction publique est créatrice de richesses, elle représente 20 % de l’emploi en France.
Alors nous disons OUI pour maintenir l’Emploi public dans les secteurs prioritaires, mais NON aux redéploiements. Nous appelons à créer des emplois publics de proximité et de qualité partout où cela est nécessaire, pour lutter contre les inégalités et les fractures sociales dans et entre les territoires.

Où est le « dialogue social » tant vanté par le gouvernement ? Il est passé sous la table !
Il se résume à écouter les exigences du Medef, pour les mettre en musique.
On observera d’ailleurs que seules deux confédérations ont apposé leur signature au bas du Pacte de responsabilité, élément essentiel du nouveau bond en avant dans l’austérité.

Nous sommes dans une situation d’une extrême gravité. La seule solution, c’est la rupture avec les politiques d’austérité conduites sous la férule de la Commission de Bruxelles, servilement appliquées par le gouvernement.
En Europe, cette politique n’a non seulement réglé aucun problème, mais au contraire, les a tous aggravés, allant jusqu’à plonger des pays entiers comme la Grèce, le Portugal, l’Espagne dans une situation invivable pour leur peuple.
L’aggravation de la situation sociale amène une grande partie de nos concitoyen(ne)s à ne plus à ne plus se rendre aux urnes ; une partie cherche un hypothétique salut dans l’extrême droite.
Pourtant, le gouvernement n’a pas entendu le cri d’alarme : au contraire, il veut enfoncer un peu plus le pays dans le désarroi.

Dans ce contexte, notre responsabilité est grande.
Sans une mobilisation massive, cette politique désastreuse continuera.

Des rendez-vous sont déjà fixés : le 15 mai pour défendre la Fonction Publique et ses agents, le 3 juin qui mobilisera les retraités…
A la FSU, nous sommes déterminés à agir pour que le mouvement social se développe dans la plus large unité.
Pour défendre les revendications, imposer des solutions alternatives, redonner l’espoir dans l’action collective, redonner l’espoir tout court…
Alors camarades, ne nous laissons pas faire, ne lâchons rien.
TOUS ENSEMBLE, rejetons tous ce plan d’économies et cette politique d’austérité !


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